USA Vs. Chine – 2025

Dans un article intitulé « La disparition des États-Unis en tant que superpuissance mondiale», l’historien américain Alfred W. McCoy, célèbre pour ses travaux sur les rapports qu’entretiennent Amérique et Asie, prophétise une rapide perte d’influence des États-Unis sur la scène internationale. Dans l’un de ses scénarios, McCoy envisage même un conflit militaire entre les deux pays à l’horizon 2025, mais pas d’holocauste nucléaire ici, l’affrontement s’est déporté dans l’espace et dans le cyber espace. Cet article synthétise la dernière partie de ce document, je vous recommande néanmoins sa lecture in extenso ici.

La montée en puissance de l’économie chinoise, et les ressources financières croissantes qui l’accompagnent rendent la Chine de plus en plus vindicative vis-à-vis de la maîtrise de l’Océan Pacifique. Pékin considère que la Mer de Chine méridionale, soit une large bande en forme de croissant allant de la Corée à l’Indonésie, appartient à sa zone d’influence, challengeant ainsi les USA qui voient en cette zone leur arrière-cour traditionnelle.

Conscients qu’ils ne pourront rivaliser longtemps sur le terrain traditionnel (porte-avions, troupes aéroportées…) avec les Chinois, les USA relancent le projet qu’il leur a permis de mettre à genoux l’URSS, un programme spatial militaire. Mais sur ce terrain également, la Chine ne semble pas prête à être prise de vitesse. Avec leur fusée Longue Marche V, Pékin est en train de placer en orbite son réseau satellitaire de positionnement, de communication et de reconnaissance.

Lancement d’une fusée «Longue Marche II» en 1999 / Drone «Vulture» – Concept Lockeed Martin

Le scénario qui suit est inspiré d’un exercice de l’US Air Force de 2009 destiné à mieux appréhender les nouvelles dimensions d’un conflit incluant espace et réseau informatique. Nous somme quelques jours avant Noël 2025, les écrans de surveillance du Télescope Spatiale de Surveillance de Maui [Hawaï] de l’US Air Force, deviennent soudainement noir. En plein Texas, les spécialistes de l’USCYBERCOM, la composante spécialisée dans les attaques informatiques, identifient rapidement la signature de l’Armée Populaire de Libération dans les virus à l’origine de cette agression.

Mais cette attaque ne se limite pas au «bouclier»,  quelques minutes après ces évènements, c’est «l’Épée » qui est touchée. Un drone à propulsion solaire «Vulture», capable de rester plus de cinq ans en vol, est lui aussi piraté.  Alors qu’il vole à très haute altitude entre la Corée et le Japon, les techniciens de l’US Air Force censé le contrôler assiste éberlués au largage des dizaines de missiles en pleine Mer Jaune, le rendant instantanément complètement inoffensif.

Un des premiers prototypes du X-37B / Vue d’artiste du futur Falcon

Le président américain, ne pouvant laisser de telles attaques sans réponses, ordonne une action de rétorsion. L’ordre d’attaque du réseau satellitaire chinois est donné aux drones spatiaux X-37B. Ceux-ci doivent utiliser leurs missiles Triple Target Terminator pour anéantir les satellites, mais là encore, rien ne se passe comme prévu. Le réseau de satellites fractionnés F6, censé transmettre les ordres d’attaque aux X-37B vient lui aussi de s’effondrer sous les coups d’un programme malveillant.

Le missile next-gen T3 (multi missions : croisière, air/air et air/sol) / Réseau satellite F6 (Future, Fast, Flexible, Fractionated, Free-Flying Spacecraft United by Information Exchange)

En désespoir de cause, les militaires américains lancent leur drone de basse altitude spatiale «Falcon» contre des satellites chinois en orbite basse, la encore les codes de tirs n’arriveront jamais jusqu’à lui.

Possédant dorénavant la maîtrise de l’espace, la Chine attaque systématiquement le réseau GPS américain rendant quasiment aveugle bateaux, avions et fantassins de l’ex-première puissance mondiale.