Déguéla est un petit village qui se trouve dans la région Koulikoro. Il est représentatif de la population qui vit encore dans la précarité au Mali. Une ONG est venue en 1999 pour recenser les besoins de ce village afin d’améliorer les conditions de vie de tout un chacun.

Toutefois, jusqu’à aujourd’hui, aucune des mesures proposées par cet organisme n’a jamais vu le jour. Qu’en est la cause de ce retard de développement ? S’agit-il d’un problème de communication ou de mauvaise gouvernance ? Découvrons ensemble les faits et les procédures utilisées dans ce village au Mali.

Que fait la délégation nationale de Bamako pour changer les choses ?

Chaque année, une délégation du gouvernement arrive de Bamako pour rendre visite au village de Déguéla. Au début, le chef de village et ses conseillers ont espéré une amélioration de leurs conditions de vie. Au cours de la réunion avec ces représentants nationaux, les problèmes rencontrés au village ainsi que les souhaits du chef du village sont écrits sur du papier.

L’action est louable, mais vu qu’il n’y a jamais eu de réalisation par rapport à ces écrits année après année, la population a commencé à pointer du doigt la mauvaise gouvernance de l’État. Comme le souligne Eric Duval journaliste au Togo, un vieux du village lui a confié que « les conditions de vie deviennent de plus en plus dures et que ces recensements n’ont eu aucune suite jusqu’à aujourd’hui ».

Qu’est-ce que la bonne gouvernance ?

La bonne gouvernance est propre au gouvernement qui applique une politique qui vise à écouter et à prendre soin de la population. Du moment que les profits des financements destinés aux peuples leur parviennent, la bonne gouvernance est respectée. Il en va de soi pour ce petit village au Mali, les retours du chef de village et les besoins de la population n’ont jamais été entendus.

Dans tous les cas, si la délégation nationale revient tous les ans, c’est qu’il y a eu un financement pour que les techniciens puissent faire une descente sur terrain. Après, l’argent pour les programmes d’amélioration du village a pu profiter à quelques personnes seulement.

Quel rôle tient la société civile dans l’application de la bonne gouvernance ?

La société civile désigne toutes sortes d’associations et d’organismes non étatiques. Ces entités jouent un rôle majeur dans les pays sous-développés comme l’Afrique. Ils sont les portes-paroles des villageois auprès d’un responsable du gouvernement. Dans ce village du Mali, l’ONG qui a observé la réunion et a entendu les dires du vieux villageois peut intervenir des années après sur l’amélioration des conditions de vie.

Entre autres, elle peut enquêter si des financements ont été accordés en faveur du village. Ainsi, elle peut constater s’il y a eu une mauvaise gouvernance au profit de quelques représentants de l’État. Dans les meilleurs des cas, les ONG et autres associations obtiennent les financements et œuvrent pour une meilleure condition de vie des villageois.