salariés sont de moins en moins nombreux non seulement en France mais dans toute l’Europe. Une tendance lourde amorcée depuis trois ans.

Une tendance mais plusieurs explications. Certains dénoncent la fiscalité ; les autres, la crise… Qui sont les responsables ? Là aussi, selon vers qui on se tourne, les réponses divergent : les chefs d’entreprise, les politiques, Bercy… Au final, une tendance lourde mais une absence de consensus sur les causes et donc peu de chance de voir émerger une action politique digne de ce nom pour remonter la pente.

Car l’actionnariat salarié est bien plus qu’un simple dispositif fiscal ou un article du code du travail et du code des sociétés. C’est un projet politique qui se rapproche de celui de l’intéressement et de la participation, lui-même passé sous silence depuis que l’épargne salariale a été rabaissée à un simple outil de relance économique.

Dans le rapport que François Cornut-Gentille et Jacques Godfrain ont réalisé en 2005 (consultable dans la bibliothèque documentaire en colonne de droite), cette vision était présente. Depuis, des projets de loi sont passés, véritables champs de batailles de lobbies privés et publics. En définitive, les salariés sont les grands perdants de cette désertion du projet politique.